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ESADTPM

PASSAGEƎ : Découvrez l'exposition des diplômés 2019

Dans le cadre de l’exposition collective PASSAGEƎ, cinq jeunes fraîchement diplômés de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design TPM présentent, du 4 octobre au 15 novembre, leurs travaux de fin d’étude à la Galerie de l’école à Toulon. Une façon pour l’institution de les accompagner dans leurs premiers pas vers la vie professionnelle.

Exposition PASSAGEƎ : une 1ère étape vers la vie active

Depuis de nombreuses années maintenant, l’ESADTPM présente le travail de ses diplômés dans le cadre d’expositions collectives spécifiques. Pour la troisième édition, une première partie des anciens étudiants* ayant obtenu en juin 2019 le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique homologué au grade de Master 2, seront donc exposés à la Galerie de l’école, les jeudi, vendredi et samedi, du vendredi 4 octobre au 15 novembre 2019.

« La transmission est eu coeur des missions de l’Ecole. Elle permet de passer la flamme de l’art d’une génération à l’autre, afin que chacun de nos étudiants imagine et pense librement sa vie professionnelle future. » Explique Jean Marc AVRILLA, Directeur de l’ESADTPM.

Un accompagnement personnalisé

Dans cette optique, l’ESADTPM propose en effet un accompagnement personnalisé à chacun de ses anciens étudiants, et ce durant les 3 ans qui suivent leur sortie de l’école, en particulier ceux de niveau Master 2. Une première exposition de groupe leur est ainsi proposée afin de présenter au public leurs travaux de fin d'étude dans l’année qui suit l’obtention de leur diplôme. Puis, dans un second temps, l'école leur permet de faire une exposition personnelle, qu’ils doivent eux même imaginer et construire.

L’enjeu majeur pour un jeune artiste tout juste diplômé est de pouvoir continuer à développer sa pratique, trouver une économie à sa mesure, mais également rencontrer un public qui par son retour, le soutiendra et lui permettra de poursuivre son chemin. Argumente le directeur.

Cinq artistes mis en lumière

Ainsi, Théo Martin, Camille Sart, Ugo Schirru, Pauline Testi, Nicolas Vince sont les cinq premiers diplômés de la promotion "juin 2019", à bénéficier de ce coup de pouce de leur ancienne école. Une opportunité que chacun a su saisir à sa manière.

C’est l’occasion de se faire des contacts, nous explique Théo Martin, et aussi de pouvoir être en lien direct avec le public, de connaître le monde de la galerie, même si on a déjà eu cette approche avec l’école.
Ça permet aussi de ne pas couper le cordon trop rapidement. Rajoute Pauline Testi, le sourire aux lèvres. C’est important pour nous, ça permet d’avoir une période « test » avant de se lancer sur d’autres projets d’expo. On gagne en maturité, on voit comment on s’organise en groupe comment on met en valeur nos oeuvres les unes par rapport aux autres.

Cette exposition collective est en effet marquée par la diversité des travaux qui y sont présentés, chacun de ces jeunes artistes y ayant mis son propre regard, son propre point de vue, sa propre pratique.

Elle témoigne de la liberté offerte au sein de nos formations. Conclue Jean Marc AVRILLA. Ces expositions pour modestes qu’elles puissent être, n’en sont pas moins les premières marches d’un parcours que nous leur souhaitons riche de découvertes et d’aventures.

Zoom sur ces cinq personnalités

Théo Martin

27 ans. Toulon.

Il intègre l’ESADTPM en 2013, obtient son DNAP en 2016 puis son DNSEP en juin 2019. Artiste sonore inspiré par le mouvement Hip-Hop et le Street-Art, il utilise des médiums comme le rap, le sample et le graffiti dans ses pièces. Que ce soit une vidéo, une performance, une installation sonore ou une photographie, l’urbain et la culture hip-hop sont ses sujets de prédilections. La frontière entre art et non art fait aussi partie de ses questionnements. Frontière générée par des médiums spécifiques comme la bande-dessinée, le graffiti, l’art brut, le rap etc... « Dans la série rap aux musées je porte mon avis sur les pièces des artistes ou sur les artistes eux-mêmes sous la forme d’un freestyle qui se veut critique. Au même titre qu’un commissaire d’exposition j’apporte ma propre critique sur ce que je vois pour la dicter musicalement parfois avec humour. Ce qui m’intéresse également dans mon travail est d’être à la frontière entre art et non-art, Clip et performance... J’utilise mon téléphone portable pour la plupart de mes vidéos de cette série, cet outil est aujourd’hui souvent utilisé pour prendre des photos ou vidéos de la vie quotidienne (concerts, musées, restaurants, cinéma etc...) ensuite exposés sur les réseaux sociaux, et avec lesquels nous sommes tous familiarisés. Dans les lieux sélectionnés nous pouvons voir La villa Tamaris, L’Hôtel des Arts, Le Dernier Cri, Cantini et le Centre de la vieille Charité.»

Camille Sart

26 ans. Troyes

Il intègre l’ESADTPM en 2013, obtient son DNAP en 2016 puis son DNSEP en juin 2019. Marqué par les violences intrafamiliales et les manquements des institutions judiciaires, Camille Sart travaille sur les injustices et les traumatismes, parfois socialement tolérés, ainsi que leurs influences sur l’identité d’une personne ou d’un groupe (inceste, maltraitance des femmes et des enfants, abus de pouvoir...). A travers l’archive, la documentation et le témoignage intime, il reconstitue des espaces traumatiques par le biais de la maquette où ressurgissent des faits tabou personnels et universels du passé et du présent. « La dramaturgie qu’instaure la lumière nous plonge dans une atmosphère de tension évoquant des instants forts vécus par des jeunes filles considérées comme de la mauvaise graine : les Vagabondes. Des filles qui traînent dans les rues, qui sortent de la norme, qui ne sont pas bonnes à marier. On les enferme dans une institution appelée « Ecole de préservation pour jeunes filles», sorte d’ébauche de la DDASS des années 60-80. Sous couvert de les préserver de la prostitution, elles sont jugées comme des criminelles, emprisonnées et, par dérive, maltraitées. Il aura fallu attendre le suicide de Marguerite B. en 1950, retrouvée pendue près de son lit et une révolte des filles dans le dortoir juste après sa mort pour que les écoles de préservation ferment définitivement. La taille de l’oeuvre et sa disposition dans l’espace questionnent les points de vue et donc les rapports de force entre l’adulte et l’enfant.»

Ugo Schirru

26 ans. Toulon

Il intègre l’ESADTPM en 2013, obtient son DNAP en 2016 puis son DNSEP en juin 2019. Ugo Schirru s’intéresse aux lois fondamentales de la physique, notamment la question du temps en physique, l’entropie et la néguentropie. Les parallèles qui s’effectuent entre physique du réel et philosophie l’inspirent dans sa recherche plastique, il utilise des matériaux bruts comme des taules d’aciers, du plastique de la peinture bâtiment… « On définit en physique le présent comme une cause et le passé comme ça causalité, la forme de mes pièces est définit par une action protocolaire, la pièce prendra forme grâce à une succession de causalités (l’action qui a été faite) et de causes (l’action qui est faite). La forme finale de la pièce n’est pas préméditée, elle est le résultat de l’interaction entre la répétition de mon geste et l’objet. »

Pauline Testi

26 ans. Toulon

Après un cursus littéraire classique au lycée et une prépa littéraire spécialisée en Arts, elle intègre l’ESADTPM en 2013. Elle obtient son DNAP en 2016 puis son DNSEP en juin 2019. Pauline Testi travaille actuellement sur un projet artistique collaboratif en France et à l’étranger dans l’optique de lancer une maison d’édition indépendante. « Comment présenter un travail ? Que dire de mes éditions et de mes dessins que j’envisage comme des séquences de films ? Le montage, la répétition, la mécanisation de mes gestes, le cut, le collage... qu’il s’agisse de mon travail de topologie avec ma bibliothèque personnelle ou bien de mes portraits qui ont une nouvelle organisation à chaque présentation, ce sont des choses centrales dans ma pratique actuelle. Cela se retrouve aussi dans mes dessins de lignes quand je cherche à reproduire exactement le même geste à chaque passage du stylo ou bien du feutre sur le papier, en vain pendant plusieurs heures. Il ne reste plus que la dimension temporelle de l’action. Le temps, autre élément clé de mes pièces. Il s’agit dans mon travail de figer un instant, de saisir les choses avant qu’elles ne m’échappent, d’ouvrir vers du possible. Urgence de la réalisation et simplicité du procédé, de la forme ou de la mise en page. La marge, l’ouverture, point, à la ligne. »

Nicolas Vince

27 ans. Toulon

Après un CAP ébéniste et sculpture sur bois, un Bac pro technicien de fabrication bois et matériaux associés, il réussit le concours d’entrée de l’ESADTPM en 2013, obtient son DNAP en 2016 puis son DNSEP en juin 2019. « Je développe deux axes de travail, l’un basé sur diverses expérimentations liées à la matière et l’objet. Donner un regard différent sur son utilisation précédente, en incluant différentes notions comme la tension, l’assemblage. Le second axe est une recherche sur ma propre identité. Une identité construite sur l’histoire coloniale française. En enquêtant dans ma propre famille, sur les récits et les notes laissées par le passé. Tout en exploitant différents supports de création tels que la sculpture, le dessin, le montage vidéo, la projection, l'interview audio et vidéo, il était important de lier différents territoires (Antilles, Europe, Afrique, Amérique) tout en faisant la relation entre des événements historiques, les écrits de Franz Fanon ou les poèmes d’Aimé Césaire afin de comprendre les pensées actuelles comme la créolité ou le post colonialisme. »

Infos pratiques  

Exposition PASSAGEƎ

Du 4 octobre au 15 novembre 2019.

Jeudi, vendredi et samedi

  • Vernissage le jeudi 3 octobre 2019 à 18h30

Galerie de l’école - 18 rue Chevalier Paul, place des Savonnières - Toulon

* Une deuxième exposition collective se tiendra au mois de mai afin de présenter les travaux des autres diplômés de la promotion 2019.

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