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Rade de Toulon

La réfection de la grande jetée est lancée !

Ce jeudi 6 juin a eu lieu la pose du « 1er enrochement » du chantier de la grande jetée à Toulon. Estimée à 26 mois, ce chantier important, sous la maitrise d’œuvre du service d’Infrastructure de la Défense (SID), est cofinancé par le Ministère des Armées, la Métropole TPM et le Département du Var. Un beau partenariat qui s'inscrit dans l'avenir de la rade et le projet de Mayol à Pipady.

Un chantier collectif pour une rade protégée

C’est à la pointe de la plage de Pipady, au pied de la Tour Royale que l’ensemble des partenaires et officiels étaient réunis, ce jeudi, pour assister à la signature conjointe du traditionnel parchemin inaugurant les travaux de la grande jetée. Celui-ci ensuite placé à l’intérieur du tout premier enrochement du chantier officialise de manière symbolique le lancement du chantier et consolide une coopération Etat-collectivités déjà forte.

« Nous sommes ici rassemblés pour une renaissance, celle de la grande jetée. Retenir celle-ci comme un symbole fédérateur, prisme d’une coopération permanente entre la Marine nationale, la Métropole TPM et le Département du Var. C’est un moment fort, exemple de ce dynamisme à trois, qui en appellera d’autres », s’est exprimé  le vice-amiral d’escadre Charles-Henri de la Faverie du Ché, Préfet maritime de la Méditerranée.

Et au Président de TPM Hubert Falco, d'ajouter : « c’est grâce à ce partenariat, à cette confiance et à cette ouverture que nous réussissons à réaliser des choses merveilleuses sur ce territoire, au service de l'avenir de la rade et de l’économie, bien sûr, mais surtout au service de la vie des habitants. Tel sera le cas du futur grand projet de Mayol à Pipady. »

A noter que le devenir du môle des torpilles fait partie du grand concours de Mayol à Pipady.

Préserver son rôle de brise houle

Conçu à l’origine pour assurer la protection de l’arsenal militaire, cet ouvrage historique de la Défense datant de 1881, a surtout fait office, tout au long du XXème siècle, de brise houle efficace profitant d’un enrochement naturel, provenant de la falaise toulonnaise toute proche de Sainte Marguerite. La grande jetée mesure 1,28 km de long et est immergée par 11 mètres de fond en moyenne, ce qui a permis de protéger les infrastructures de la base navale et développer, dans la petite rade, des activités économiques (transports maritimes quotidiens, conchyliculture, pisciculture, pêche, plaisance,…) et touristiques sur le plan d’eau et le littoral de la petite rade de Toulon.

« Reconnue pour son positionnement stratégique, son accessibilité et sa sécurité, la rade de Toulon n’aurait pas pu accueillir le principal port militaire de France, ni développer tout un écosystème portuaire autour de l’activité touristique et de plaisance, si ses ports ne bénéficiaient pas de la protection de la grande jetée. » rappelle Hubert Falco.
 

Des restaurations successives jusqu’à aujourd’hui

Pour la petite histoire, la grande jetée a connu de nombreuses remises en état au cours des 19e et 20e siècles. Ainsi, en 1932, elle est en partie reconstruite avec la mise en place de blocs de béton positionnés en crête sur les enrochements. Puis, dans les années 60, plusieurs remises ponctuelles sont également réalisées. Depuis, soumise aux tempêtes de vent d’est, aux épisodes de houles venues du large, elle présente des brèches importantes sur la moitié de son linéaire et son musoir situé à l’extrémité sud, nécessitant la réalisation de lourds travaux pour pérenniser la préservation de la sécurité du plan d’eau de la rade. Après un long travail de concertation, la réalisation d’études préalables nécessaires à la prise en compte des contraintes techniques (port militaire) et environnementales (localisation d’espèces protégées à proximité de l’ouvrage), les travaux ont débuté. D’une durée estimée à 26 mois, ils devraient s’achever au printemps 2021.

Un chantier complexe

Dans un premier temps, seront réalisés des travaux préparatoires à la mise en œuvre des enrochements tels que :

  • Évacuation des 2 épaves échouées sur la digue en petite rade.
  • Préparation des sections de la digue sur lesquelles les travaux doivent être réalisés.

Puis dans un second temps, juillet 2019 marquera le début des travaux de mise en œuvre de la carapace. L’opération consistera à combler les brèches (3 zones pour un linéaire total d’environ 600 m) en reconstituant la carapace à l’aide de blocs d’enrochements de 1 à 5 tonnes mais également à refaire intégralement le musoir sud et construire un quai et une plateforme d’accès pour l’entretien du phare vert.


 
Le volume total d’enrochements nécessaires à la réalisation des travaux est de 60 000 m3 !

Pas moins de deux carrières, situées à Châteauneuf dans les Bouches du Rhône, alimenteront le chantier en blocs calcaires. Leur acheminement sur le chantier sera réalisé par voie maritime à l’aide d’une barge de 65m x 15m au rythme moyen d’un chargement hebdomadaire permettant l’alimentation de 1500 tonnes de matériaux par semaine.

 

Cette méthodologie permettra notamment de ne jamais interrompre la circulation par la petite passe durant les 26 mois de travaux.

Un chantier dans le respect des normes environnementales

Les investigations environnementales menées en amont des travaux ont mis en évidence la présence de 2 espèces protégées dans la zone de chantier.

  • Les dattes de mer, mollusques foreurs de la forme d'une moule, sont principalement présentes sur les enrochements côté grande rade. Afin de compenser l'impact des travaux et de favoriser leur développement, les enrochements calcaires ont été privilégiés pour la restauration de la digue.
  • De plus, et afin de minimiser l'impact du chantier sur les posidonies implantées en grande rade dans les secteurs centre et nord, une méthode innovante de rideau à bulles formera une barrière anti-turbidité entre la zone de chantier et l’herbier. Pour s’assurer de son efficacité, un suivi journalier de la turbidité sera mis en place.

Financements, calendrier, acteurs 

Un partenariat financier

Ces travaux sont portés par le Ministère de la Défense et cofinancés par le Conseil Départemental du Var et la Métropole TPM. Ils s’inscrivent dans l’intérêt de la sécurité publique et pour des raisons impératives d’intérêt public majeur.

Le montant global du projet (études et travaux) est de 17,6 M€ TTC.

  • 24% : Le Département, soit 4 224 000 €
  • 24% : La Métropole TPM, soit 4 224 000 €
  • 52% : Le Ministère des armées, soit 9 152 000 €

Travaux prévus jusqu'en 2021

Les principales dates du projet :

  • Signature de la convention de co-financement : 3 juin 2016
  • Arrêté préfectoral autorisant la destruction d’espèces protégées : 27 mars 2018
  • Arrêté ministériel autorisant les travaux (loi sur l’eau) : 2 octobre 2018
  • Notification du marché de travaux : 15 novembre 2018
  • Début des travaux : mai 2019.
  • Travaux préparatoires : mai 2019 à juin 2019
  • Intervention sur la zone centre : juillet 2019 à décembre 2019
  • Intervention sur les zones sud : janvier 2019 à juin 2020
  • Intervention sur la zone nord : juillet 2020 à janvier 2021
  • Intervention musoir sud : février 2021 à juin 2021

Des acteurs multiples

  • Financement : Ministère des Armées, Département du Var, Métropole TPM
  • Conduite d’opérations : ESID/MPI/BOM/COP
  • Maître d’œuvre Conception : INGEROP
  • Maître d’œuvre Suivi des Travaux : ARCADIS
  • Assistant à Maîtrise d’Ouvrage Environnement : CREOCEAN
  • Contrôleur Technique : VERITAS
  • Coordonnateur Sécurité et Protection de la Santé (CSPS) : QualiCOnsult
  • Suivi Géotechnique : ERG

Les travaux sont réalisés par un groupement d’entreprises :

  • NEGRI : mandataire / fournisseur des moyens nautiques
  • TP SPADA : fournisseur du matériel de terrassement et moyens nautiques
  • Suez Environnement : suivi environnemental (proximité de Posidonies)

 

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