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LE REVEST-LES-EAUX

Le nouveau visage du barrage de Dardennes se dessine

Après un an et demi de travaux engagés par la Métropole TPM, le nouveau visage du barrage de Dardennes se dessine au Revest-les-Eaux. L’élargissement de l’évacuateur de crue améliorant sa capacité d'évacuation achevé, les travaux vont bon train et se poursuivent avec le confortement du pied de barrage qui permettra, quant à lui, d’améliorer la résistance de l’ouvrage. On fait le point !

L’ampleur et l'envergure du chantier du barrage de Dardennes porté par la Métropole TPM sur la commune du Revest-les-Eaux se révèle à mesure de l'avancée des travaux. On découvre désormais le nouvel évacuateur de crue, situé en rive droite de l’ouvrage dont la surface a été doublée afin d’améliorer sa capacité et permettre l’évacuation d’une crue exceptionnelle de 240 m3/seconde.

Ce nouvel ouvrage a nécessité la démolition de 14 500 m3 de rochers ! Rappelle la chargée de mission Protection Eau Potable à la direction de l’Eau et de l’Assainissement de TPM

Ainsi, le béton armé a pris place sur le site de manière à s’imbriquer et s’harmoniser parfaitement à l’ancien édifice en pierre dont une partie du mur a été conservée en amont de la colline. Un pont passerelle et deux ouvrages cadres permettent à présent une capacité de protection beaucoup plus sécurisante pour le barrage.

« Avant nos travaux, le barrage permettait d'amener 110 m3/seconde d’eau dans l'axe, ce qui représentait une crue à peu près centennale. Ce nouvel ouvrage en génie civil va permettre de sécuriser le barrage face à une crue d'un temps de retour de 3000 ans ! C’est-à-dire que ce nouveau canal qui contourne le barrage va pouvoir acheminer 240 m3/seconde, sans sur-verser au-dessus du barrage en cas d'événement majeur. » Ajoute-t-elle.

Un tout nouvel évacuateur

On observe donc un large évacuateur d’eau longitudinal au droit du barrage qui, à mis parcours, prend un virage à 90° en pente, afin d’accompagner l’eau et éviter tout débordement important sur les extérieurs en cas de crue extrême : « il a fallu mettre une couverture au droit du virage et, pour accompagner l’eau et éviter qu’il y ait trop de poussée sur le mur extérieur, mettre un mur guide intermédiaire en béton afin que la force de l’eau soit séparée en deux et prenne convenablement le virage. Pour rejoindre l’existant, des marches intermédiaires ont été réalisées afin d’empêcher l’eau de créer des désordres dans le temps, lors des événements de crue », explique-t-elle

Afin de s’intégrer au maximum dans l’environnement existant, les nouveaux murs en béton armé de l’ouvrage reprennent le motif en moellon du barrage : « un coffrage a été créé à l’aide d’un moulage réalisé sur un vrai mur en pierre, ce qui permet d’avoir un aspect naturel avec différentes tailles de pierre. Le résultat est plus esthétique. » Poursuit-elle.

Le barrage vidangé

Il n’est pas coutumier d’observer le barrage de Dardennes dans cet état désertique. Cet aspect est dû au vidangeage complet du barrage en mai 2021 afin de pouvoir entamer la phase d’élargissement de l’évacuateur. Une opération de pêche de sauvegarde a ainsi été réalisée avec la mise en eau provisoire des poissons au barrage de Carcès. 

750 kg de poissons ont été capturés et relâchés à Carcès !

Depuis, il est toujours maintenu vide et les vannes de vidange sont ouvertes. Il est prévu (après arrêté préfectoral) de les refermer et de remettre progressivement en eau le barrage. « On devrait les fermer cette semaine. Après le barrage se remplira en fonction des venues d'eaux de pluie et d'eaux des sources. Donc, a priori, vu la saison et l'époque un peu sèche, relativement lentement. », précise-t-elle.

Par la suite, un plan de rempoissonnement devrait être lancé cet hiver.

Confortement du barrage

La première phase achevée, les travaux se poursuivent avec le confortement du pied de barrage qui permettra d’améliorer la résistance de l’ouvrage à l’aide d’un remblai poids aval sur une hauteur de 17 m. Ce remblai sera habillé d’une carapace en blocs de pierres. Il est ainsi conçu pour supporter un déversement en crête du barrage afin de résister à une crue exceptionnelle. « Pour faire simple, on a préalablement remplacé les tuyaux de vidange qui passent à l'intérieur du barrage, tout en bas de l'ouvrage. Puis, actuellement, on est en train de créer une recharge qui viendra conforter et stabiliser le barrage en mettant du poids au pied de l’ouvrage afin qu’en cas de crue encore plus exceptionnelle de 400 m3/seconde, on puisse avoir une lame d'eau au-dessus du barrage d'un mètre sans que ça soit dangereux pour le barrage. » Précise-t-elle. 

Par la suite, cette phase de travaux inclut la réalisation de locaux techniques (202 m²) et comprend également la création d’une centrale hydro-électrique : remplacement de la turbine existante par une turbine de même puissance (115kVA), installation de la nouvelle turbine dans les nouveaux locaux techniques inclus dans le confortement aval du barrage.

Fin des travaux et futurs aménagements paysagers

Ainsi, les travaux seront a priori complètement achevés en octobre 2022. Deux ans auront donc été nécessaires pour sécuriser le barrage sans que l’usine d’eau potable ne soit impactée: « Celle-ci est restée en activité». Confirme-t-elle.

Par la suite, des travaux d'aménagements paysagers pour replanter le coteau abîmé du fait des travaux seront entrepris, avec notamment des plantations et un embellissement du talus qui finiront d’achever ce chantier d’ampleur.

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