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Grand projet

La naissance d'un nouveau quartier ouvert sur la mer!

Dans le cadre de la renaissance de la ville-centre de la Métropole, Toulon, une partie des aménagements qui doivent voir le jour ces prochaines années, entre la piscine du port marchand et les plages du Mourillon, ont été présentés, mardi 7 décembre à l’Hôtel de la Métropole. Des annonces ambitieuses pour un projet d'urbanisme au potentiel considérable qui marque l’histoire de la Ville autant qu’il porte haut les ambitions de TPM.

C’est officiel ! Les premières images du futur quartier ouvert sur la mer ont été dévoilées, ce mardi 7 décembre 2021, au siège de la Métropole TPM. C’est entouré du représentant du Préfet du Var, du Préfet maritime de la Méditerranée ainsi que des principaux acteurs du projet, architectes et investisseurs, que le président de TPM, Hubert Falco, a présenté les principaux aménagements qui seront réalisés jusqu’en 2026, sur le littoral toulonnais entre la piscine du Stade Nautique - Port Marchand et l’ancien mole à Pipady : un parc de 20 000 m2, une Halle Marine (ancien hangar des hydravions rénové), un hôtel de prestige, quatre bâtiments consacrés à des bureaux de coworking et de coliving (espaces de vie et de travail partagés)...

Une opération d'envergure étalée sur 40 000 m2 ouvert sur la mer

Depuis la piscine du Port Marchand jusqu’aux plages du Mourillon, le littoral de Toulon offrira désormais un ensemble de 4 hectares totalement ouverts. Ce nouveau quartier fera la connexion entre le centre-ville, le port, la Mitre et le Mourillon.

Nous arrivons à une étape cruciale du développement de notre territoire avec le lancement de ce projet. Introduit le président Hubert Falco. Sans équivalent sur le littoral français, il vient s’inscrire dans une démarche qui guide TPM depuis sa création : un développement harmonieux du territoire, tourné vers l’avenir mais respectueux de son histoire. 

Quand la ville rencontre la mer

Avant tout conçu pour s’intégrer parfaitement dans la ville, ce projet est en effet une occasion unique de faire émerger un nouveau lieu de vie dans un espace libre remarquable. Il renforcera naturellement, de par sa conception, les liaisons entre le cœur de ville, le Port Marchand et le Mourillon, créant ainsi une déambulation fluide en lieu et place de l’actuel mur d’enceinte de l’Arsenal qui se dresse comme une sorte de rempart entre le cœur de ville et le Mourillon, et qui disparaîtra.

Ce projet raconte une autre face de Toulon. Il s'agit de la reconquête de la ville vers la mer. C’est une histoire d'eau et de nature. C'est aussi l'histoire d'une ville avec son passé militaire. Explique Corinne Vezzoni – Architecte – Corinne Vezzoni et Associés  

Conçu comme une porte ouverte sur la Méditerranée - un lieu de vie offrant à la fois innovation, développement économique, exemplarité environnementale, culture et bien être - ce nouveau défi est rendu possible grâce à la Marine nationale qui a concédé à l’espace public un terrain qui lui était jusqu’alors réservé.

Avec ce projet urbain, on a voulu redonner la mer à la ville et la ville à la mer. L'objectif a été de recréer ce dialogue entre la rade et le centre-ville et de redonner ces espaces aux habitants. Ajoute Luisa Badia, Directrice générale, Architecte L35 

Au terme de ce projet, c’est plus de 90 000 m2 qui auront été ouverts sur la mer et rendus aux habitants de la Métropole depuis 2003.  

Les quatre éléments phares du projet

Plusieurs entités structurantes composent le projet :

  • Le parc de 20 000 m2, cœur du projet, laissant la part belle au végétal et au bien-être.
  • La Halle Marine (ancien hangar de la Marine) 
  • Le Palais des Congrès
  • Un hôtel prestigieux thalasso et spa au nord
  • Des bureaux traditionnels
  • Des espaces de vie et de travail partagés
  • Un grand parking en silo
  • Une station de thalassothermie 

Ainsi, la Halle Marine (ancien hangar DCNS) répondra à l’hôtel de prestige implanté au nord du site, respectivement situés de part et d’autre du parc de 20 000 m2.

 

Un parc de verdure, ouvert sur la ville et la mer

Au cœur du projet, le parc de verdure, ouvert sur la ville et la mer proposera de restaurer les sols de cette ancienne friche militaire en créant un lieu fertile, espace de loisirs et de découverte autour du thème du voyage des plantes et des écosystèmes toulonnais de 2 hectares.

"On fractionne le mur le long des tirailleurs sénégalais qui ne disparaît pas totalement. Des traces vont réapparaître, notamment au niveau du socle des bâtiments, pour à la fois faire pénétrer les vues depuis les quartiers arrières, faire qu’il y ait des traversées visuelles et piétonnes vers le parc." Explique Corinne Vezonni - Architecte – Corinne Vezzoni et Associés

Il accueillera des plantes acclimatées au fil du temps dans le jardin botanique de la Marine royale tout en valorisant une approche environnementale exemplaire. Avec une large place accordée aux éléments naturels, le site constituera un maillon supplémentaire entre la promenade Henry Fabre et les massifs qui entourent la ville : le jardin des monts toulonnais s’inspirera des paysages rocheux de l’arrière-pays varois, levées calcaires, pins, chênes verts et végétation de garrigue s’y retrouveront.

"Pour créer ce parc, on a réfléchi sur comment passe-t-on du mont Faron toulonnais vers la mer ? Et comment, on a toute une série de végétaux et d’essences qui vont à la fois s’adapter à l’air marin et raconter toute cette histoire des lieux ? Ce jardin sera donc le concentré de toutes les essences et la biodiversité toulonnaise". Poursuit-elle.

L’eau sera un élément de vie et de fraîcheur essentiel. Elle se fera brume (vaporisée sur la frange est du parc), ludique (sous forme d’une rivière dynamique), fertile (jardin aquatique) ou miroir (reflétant les bâtiments).

"Il y aura des bassins à thème très particuliers. On va récupérer l’eau de pluie et jouer sur les miroitements, comme, par exemple, l’avait fait Le Nôtre à Versailles. On va jouer sur cet effet d’infinie. Lorsqu’on se trouvera à certaine distance du lieu, les bassins vont rejoindre l’horizon avec des effets d’amplification. Ils seront très peu profond et accueilleront des plantes marines qui joueront avec la salinité de ce site". Ajoute-elle.

Nouvel espace public majeur, ce poumon vert de 20 000 m2incarnera une présence renforcée de la nature en ville.

Le boulevard Grignan, qui aujourd’hui s’arrête devant le mur qui borde le boulevard des Tirailleurs Sénégalais, se poursuivra par une allée piétonne. Elle traversera le parc et mènera jusqu’à la mer, offrant une promenade exceptionnelle. L’ancien mur sera détruit au profit d’un ensemble verdoyant.

"On a travaillé le projet par rapport au centre-ville et à l'humain. On a réfléchi sur comment faire dialoguer la rade et le centre de la ville de Toulon et on a décidé de travailler à partir d'un tapis de nature afin de renaturer la rade. L'objectif a été de redynamiser et reconnecter ! On doit pouvoir circuler avec des parcours pour les personnes, les vélos… mais aussi avec un tout nouveau parcours de promenade qui va border la mer et redonner aux habitants cette envie d’être en bord de mer." Ajoute Luisa Badia, directrice générale, Architecte L35

La Halle Marine, espace de détente et de culture

Du fait de son positionnement et de son potentiel, l’ancien hangar des hydravions de l’arsenal du Mourillon deviendra La Halle Marine. Sa structure exceptionnelle que la Défense exige de conserver, avec ses portées de 40 m en son cœur et de 70 m sur sa façade sud, permettront de développer un espace de détente et de culture nouvelle génération. La Halle Marine pourrait abriter différentes structures culturelles, mais aussi des aménagements conçus en partenariat avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, elle deviendra un nouveau lieu de détente et de culture.

"La grande halle va s’ouvrir directement vers la mer. On conservera sa silhouette très emblématique, de même que la bande littorale dans sa géographie ne sera pas modifiée. On viendra seulement l’accompagner, l’amplifier par la création de gradins et avec cette parcelle qui passera au-dessus de l’eau. Ce sera un lieu étonnant qui va créer un espace entre l’hôtel et le plan d’eau." Explique Corinne Vezonni - Architecte – Corinne Vezzoni et Associés.

4 bâtiments écologiquement exemplaires

 

Le mur historique de l’avenue des Tirailleurs Sénégalais va tomber. 4 bâtiments écologiquement exemplaires seront créés et accueilleront des bureaux « nouvelles générations », des espaces de vie et de travail partagés (coworking et coliving). Dans cet alignement, on retrouvera un Palais des Congrès et des lieux dédiés au sport. Les bâtiments dédiés aux espaces de travail seront équipés de panneaux solaires.

"Même dans la ville on peut avoir des espaces de dimension multiple, plus ou moins calmes mais toujours ludiques." Poursuit-elle. Concernant les gabarits de ces nouveaux bâtiments, on a essayé de conserver une échelle relativement modeste dans leur hauteur, avec du R+5 maximum, ce qui permet de créer un lien entre l’échelle du quartier arrière et la ville. L'objectif est d'ouvrir le quartier, de travailler cette porosité avec un jeu de bâtiments qui ne sont plus dans une géométrie d’angle droit mais plutôt dans des courbes parce que l’on veut répondre à la nature par cette souplesse-là. Les bâtiments accueilleront la nature, tous les toits seront plantés, avec des terrasses extrêmement accueillantes pour la végétation. Chaque gradin aura son jardin qui permettra un confort de vie, de travail ou de logement. La nature vient envelopper et sera à l’assaut de l’ensemble du site. Ajoute-elle.

Un Palais des Congrès pour l'attractivité internationale

Le dynamisme de la capitale du Var fait de Toulon une ville très demandée pour des rendez-vous internationaux. Ce futur Palais des Congrès nouvelle génération, sera aménagé et dimensionné pour répondre aux attentes des professionnels de ce secteur économique en pleine mutation. Le Palais des Congrès conjugué à l’hôtel de prestige et son spa, répondront à la demande d’accueil d’évènements nationaux et internationaux sur le territoire. Ces bâtiments symbolisent la confiance retrouvée des investisseurs privés. Pour mémoire un euro investi par la puissance publique engendre 3 euros d’investissements privés.

"Le Palais Neptune actuel s’orientera vers une stratégie universitaire et complétera l’offre étudiante en centre-ville." Informe le président Hubert Falco.

Un hôtel de prestige, signature du quartier

Un hôtel de prestige avec toit-terrasse (roof top) signera l’architecture de ce quartier. 

  • Le rez-de-chaussée accueillera un spa et des locaux sportifs. 
  • Son dernier étage sera aménagé en un toit-terrasse gastronomique.

Cet hôtel de prestige sera équipé de 105 chambres dont 75 avec vue sur la mer.

"Cette hôtel proche de la mer aura une hauteur plus importante que les autres bâtiments créés afin de proposer un contrepoids au bâtiment de la Goélette à proximité et un signal depuis l’horizon." Informe Corinne Vezonni - Architecte – Corinne Vezzoni et Associés

"Dans notre projet, cet hôtel sera complété par quatre bâtiments nouveaux où l'on imagine avoir des lieux d’accueil au public, avec des restaurants, des lieux de commerces. C'est la vie qui va se développer avec des activités complémentaires au quartier du Mourillon. Il y aura une mixité d’usage avec le logement, le bureau, le co-working, le co-living, l’hôtel, la halle et c’est ce mélange qui fait que la vie fonctionne." Complète t-elle.

L’innovation environnementale au service de la gestion énergétique

La Métropole s’est fixée des ambitions fortes en matière de performance énergétique et environnementale afin de faire de cette transformation urbaine de l’interface Ville-Port, une « vitrine » du savoir-faire français pour une ville plus économe en énergie, tirant partie des ressources locales. La mer est historiquement la première ressource de Toulon, en plus d’être un formidable levier d’innovation.

Le groupement EIFFAGE a répondu à lappel à projet au travers de critères innovants et environnementaux tels que :

  • Limiter le réchauffement des parties minérales ;
  • Harmoniser ces nouveaux quartiers avec la commune et la Métropole ;
  • Démarches qualité des futurs chantiers et respect de l’environnement ;
  • Intégration de l’engagement de la Métropole en matière de biodiversité et de transition énergétique ;
  • Intégrer, dès la phase de conception, la problématique des eaux pluviales notamment par rapport aux surfaces imperméabilisées ; intégrer la prévention du risque submersion marine avec prise en compte du changement climatique.

Un quartier innovant autour de la station de Thalassothermie

En développant sur le site, et au-delà, une boucle de thalassothermie avec le partenaire DALKIA, tirant partie de la ressource locale, la mer. Le projet tient compte des équilibres naturels et environnementaux à préserver. La société DALKIA dispose d’un retour d’expérience précis sur les rejets et pompages en mer et leur impact sur la biodiversité. Sur le volet énergie, les solutions qui seront déployées permettront également une optimisation des consommations et ainsi une réduction de la facture énergétique : en été, le froid récupéré par les pompes à chaleur qui produisent l’eau chaude sanitaire permettra de réduire la facture pour le rafraîchissement du bâtiment de coliving d’environ 50%. En hiver, ce froid pourra être consommé par les commerces.

Intelligence de pilotage

Une ville plus intelligente pour une meilleure efficacité énergétique, en associant les outils numériques de pilotage énergétique (Smart Grid) et de gestion des usages (Smart City), le projet préconfigure le quartier pour la ville de demain. Mutualiser l’énergie : le système Smart Charging pour les véhicules électriques ; l’ensemble des bâtiments seront équipés de solutions permettant le pilotage des usages énergétiques en temps réel, des bornes de recharge.

Sobriété carbone et optimisation des ressources

Le réemploi dans la déconstruction et la création des espaces publics, l’intégration d’ouvrages existants dans le projet (le Palais des Congrès et la rampe de lancement des sous-marins / réutilisation du bois et des brises soleils de la halle de l’arsenal). Le réemploi de la pierre et du béton pour les sols et ouvrages du parc, de la terre végétale et de la végétation, et du verre des bâtiments de l’ancien site de la DCNS.

La création de solutions de mobilités alternatives et douces 

Appuyées par Q-park, les solutions de mobilités seront connectées aux autres pôles multimodaux de la Métropole. La gestion et le tri des déchets sur l’ensemble du site, en particulier les déchets plastiques : un système innovant de conditionnement et valorisation des déchets in situ, par le biais d’une plateforme multi-flux ; et un site de micro-méthanisation.

La réduction de l’empreinte carbone des bâtiments en visant le label BBCA – Bâtiments Bas Carbone ; le choix des matériaux utilisés ; l’efficience énergétique et la convertibilité des espaces.

La compensation carbone, grâce au partenariat Nature 2050/CDC-Biodiversité.

Tous les bâtiments s’inscrivent dans une démarche Bâtiment Durable Méditerranéen – BDM.

Qualité de vie sur le site et attractivité du quartier « rafraîchissement » urbain

Le cycle de l’eau sur le site avec la réutilisation des eaux grises, le stockage des eaux pluviales et le rafraîchissement sur l’espace public par la présence de l’eau. L’objectif de confort d’été dans la conception des bâtiments, par les protections solaires et une recherche systématique de ventilation naturelle diurne. Une modélisation aéraulique et thermique du quartier pour anticiper et corriger les îlots de chaleur.  

Un quartier refuge de biodiversité avec un partenariat Nature 2050 : compensation carbone et restauration de la biodiversité

Le Casabianca : 2ème projet d'ampleur

L’ancien môle des torpilles renaîtra sous une autre forme. Les architectes ont tenu à conserver l’âme du bâtiment, et en hommage au sous-marin de légende, il prendra le nom de Casabianca.

"Ce sujet est passionnant ! C’est un parcours maritime, le bâtiment est comme un navire. Il est détaché de l’eau par cette jetée, il est surélevé et il est creusé par l’eau puisque c’est un ancien centre d’essais des torpilles. L’eau rentre à l’intérieur du bâtiment dans la grande halle, ce qu’on a voulu préserver. Pour ma part, un des grands gestes environnementaux pour un architecte aujourd’hui, c’est de prendre en compte la question patrimoniale. On a un devoir de régénérer les bâtiments, quels qu’ils soient et, celui-ci, est totalement fascinant car il ne reste pas beaucoup de bâtiments dans le monde sur ce modèle-là, pas plus d’une dizaine. Il a une silhouette totalement énigmatique puisqu’il cache l’entrée de la rade avec ces vigies qui viennent en promontoire avec un élément qui est sur plan octogonal. Donc quelque chose de totalement atypique. L’idée est de mettre en valeur ce bâtiment, de s’appuyer dessus et de le régénérer, de lui redonner toute sa vivacité. On va donc ouvrir tout ce qui a été colmaté au cours des années et mettre en valeur cette grande carcasse qui est sur deux niveaux : la salle des torpilles qui était un endroit avec des ponts roulant avec des éléments totalement iconiques, va être préservé. " Commente Jean-François PATTE. Architecte fondateur chez MAJOR architecture

Le projet de rénovation comprend deux éléments importants, au rez-de-chaussée, un espace dédié au bien-être et à la culture. Le second niveau sera transformé en restaurant panoramique offrant une vue imprenable sur la baie et une terrasse ouverte sur la rade de Toulon.

Gestion de l’énergie – Vers l’autonomie énergétique

Le môle des torpilles est imaginé comme un navire à quai, à l’image d’un bâtiment indépendant et auto-suffisant. Sa conception bioclimatique permettra d’exploiter et de transformer la puissance et l’énergie des éléments naturels à proximité (vent, soleil, proximité de la mer). Cette approche permettra d’inscrire le bâtiment dans une démarche de sobriété, de frugalité tout en le rapprochant de l’autonomie énergétique.

"Ce bâtiment doit vivre comme un bateau, c’est-à-dire que tous les éléments de sociabilité, d’interaction doivent se retrouver dans ce lieu. L’idée est d’avoir dans la grande salle des torpilles un lieu d’évènementiel qui va permettre de faire tout un tas de propositions autour de la scène nationale de Châteauvallon, autour d’expositions d’art… Ce sera un lieu très ouvert qui n’est pas déterminé et qui va permettre d’accueillir tous les éléments de la vie de Toulon. Le portique des torpilles, c’est l’élément ouvert où l’eau rentre et qui peut devenir une scène. On conserve tous les ponts roulants qui deviennent à la fois des objets d’usage pour cette scène artistique et en même temps des objets de patrimoine. En mezzanine, on aura un bar lounge, en regard à cet espace, avec la création d’un amphithéâtre informel avec gradins qui va permettre de donner toute sa valeur à cette méga structure de salle des torpilles." Poursuit-il.

Le soleil alimentera l’installation photovoltaïque et la conception des espaces de vie offre un confort visuel optimal en journée sans recours à l’éclairage artificiel. Tous les vitrages exposés au rayonnement solaire seront protégés tout en maintenant une lumière naturelle tamisée.

"Le bâtiment sera totalement ouvert sur la mer avec des systèmes de filtres solaires, avec des terrasses qui vont être projetées sur l’eau, suspendues un peu comme des éléments maritimes." Ajoute-il.

La production électrique des panneaux photovoltaïques permettra d’alimenter les systèmes techniques du bâtiment (équipements de cuisine, l’informatique, etc.).

En s’appuyant sur une sobriété exemplaire et des systèmes techniques efficaces, les besoins énergétiques du môle des torpilles seront fournis par la production photovoltaïque intégralement auto-consommée.

En complément, un partenariat avec VEOLIA, étudiera également l’alimentation du bâtiment en biogaz, issue de l’unité de micro-méthanisation développée sur le projet 1. Lorsque les conditions optimales seront présentes (vent, soleil, biogaz disponibles), le fonctionnement du site sera intégralement autonome.

L’ensemble des équipements techniques sera intégré dans le bâtiment (aux angles nord-est et sud-est) dans des locaux dédiés et ventilés naturellement et situés à l’arrière de la maille métallique des brise-soleils fixes.

Une architecture réversible et un restaurant panoramique

Le deuxième geste, c’est de fabriquer un restaurant à l’étage qui s'accompagne d'une structure métallique réversible. "Cette silhouette ne doit pas être dénaturée, les toulonnais y sont très attachés. L’idée est de créer un objet comme un navire militaire, donc une grande horizontale, une coque avec tout un tas d’objets et qui dépendent de la fonction. Ces objets étaient déjà, pour une partie, préexistants, avec ses tours, ses vigies. L’idée est donc de créer un autre objet identifiable, métallique, indépendant qui soit réversible dans le temps et démontable ! C’est un acte d’amour pour le patrimoine : se dire que ce que l’on fait est réversible et n’entache pas ce qui existe. Ce nouveau volume sera une ellipse qui s’ouvrira à 360° sur le panorama de Toulon à l’entrée de la rade, avec des vues exceptionnelles. Et les interstices qui sont dégagées entre cette ellipse deviendront des terrasses, des lieux extérieurs, des lieux où l’on peut faire venir aussi un peu de paysage de manière à calmer les ardeurs des éléments. Tout le concept de la vue intérieure, le bar, la cuisine centrale sera au centre de l’ellipse. Grace à un système de petits gradins sur trois marches, on aura une grande corolle de banquettes et de tables et personne ne gênera personne, chacun aura sa vue à 360°. Le but est que ce lieu, soit un lieu d’expériences où chaque semaine il y aura quelque chose de différent, pour que ce soit un lieu qui vive, non statique où l’on revient en permanence. Conclue l'architecte.

Coût prévisionnel de l’ensemble du projet

150 millions d’euros - Ce projet est financé dans sa plus grande partie par la confiance des investisseurs privés.

  • Le groupement EIFFAGE
  • Icade
  • Banque des territoires
  • Établissement public foncier Provence Alpes Côte d’Azur

Projets « hors Casabianca » - Équipe de maitrise d’œuvre

  • Architectes-urbanistes : SnØhetta – Corinne Vezzoni et Associés
  • Paysagiste : Agence HYL – HANNETEL & YVER
  • BET VRD & lots techniques : Egis
  • AMO Développement Durable : Sowatt
  • Concepteur lumière : 8’18

Le Casabianca - Équipe de maîtrise d’œuvre

  • Architectes-urbanistes : Major architecture
  • Paysagiste : Agence HYL – HANNETEL & YVER
  • BET VRD & lots techniques : Egis
  • AMO Développement Durable : Sowatt
  • Concepteur lumière : 8’18

Calendrier de l’ensemble du projet

  • Décembre 2021 : sélection du lauréat
  • Janvier 2022 : signature de la convention d’objectifs
  • Janvier 2023 :
    • signature de la convention cadre
    • modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU)
    • obtention des autorisations administratives et purge de tous recours et retrait
    • finalisation du tour de table des investisseurs privés
    • signature des autorisations foncières
  • Janvier 2024 – Mars 2026 : travaux
  • Septembre 2025 : ouverture du Casabianca.
  • Printemps 2026 : livraison des programmes du projet « hors Casabianca ».

Découvrez la brochure du projet ici

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